Sur le rivage

 

Le jour est passé et une nouvelle fois

s’échappe des mains la pièce, taillée

par un sourire fatigué.

 

D’en haut, sur les enfants et les chiots qui jouent,

se  pose les yeux de la mère.

 

Nuit , sois le gant de velours,

que l’on embrasse.

 

Nuit , embrasse les mains de mon bien aimé,

pendant qu’il écrit.

 

Nuit , sois la barque, qui nous porte

jusqu’à la mer-

 

à l’oiseau sévère, qui vieillit sur l’écueil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                        traduit par Stephane Gasperment